vendredi 17 décembre 2010

Stage marionnettes-musique db/aa


Lier l'improvisation musicale et l'improvisation des manipulations n'est finalement que lier le geste et le son, le regard et l'attention. La Soupe Cie*, Delphine Bardot, propose une manière de faire, une construction de savoirs à porté de pratique. Une mise à nu de ce qui fait danser le moment et l'instant, l'endroit et l'envers des décors.

Une marionnette, un objet, un bout de ça un bout de ci, donné à la vie, prolongement d'une idée, d'une envie, et manipulé par un son, dansant, vibrant, feu follet tenu en équilibre et fuyant, s'échappant, joueur et finot, libre dans l'espace donné et comme une esquisse aussi, survenue au coin de la conscience. 
L'improvisation comme une embrassade. Un smack ou un palot, qu'importe, qu'importe mais l'état d'esprit d'une sérénade pour un joli moment, à partager, à édifier, à mettre en équilibre et en beauté. 
Lier marionnette et espaces acoustiques c'est parier sur l'histoire d'une réunion, imaginer une histoire ou pas, un sentiment de complicité ou de chausse-trappe, une importance inestimable accordé au temps qui passe. Des scénettes microscopiques ou de grandes contemplations, chacun son rythme, chacun son style, se laisser aller aux affinités qu'offre l'improvisation. L'amourette en stage dés 2011.

Nude for love*... 
aa

vendredi 10 décembre 2010

la vie d'ici



c'est là kon crèche


c'est là kon bosse

c'est ça kon mange

c'est ça kon voit

ed&yw

un projet à 11 000 bornes



La Soupe s'exporte et se pose (une fois encore) à la Réunion. Nous voilà avec Yseult, (honneur et salut à Delphine, Antoine, Pierre, Daniel, Babette, Alex, Emilie, Chris restés en métropole pour continuer à faire rayonner la compagnie), nous voilà depuis une dizaine de jours et pour un peu moins de deux mois encore sur l'île aux senteurs, aux merveilles et aux zamis. Les Alberts nous accueillent et nous chouchoutent durant tout ce séjour qui nous mène des Hauts aux Bas, des cirques montagneux au lagon, de sega en maloya.


Tout cela en compagnie de Tigouya, petit margouillat des Hauts (un margouillat: le gecko  local sorte de petit lézard, hôte de toutes les maisons de l'île ) (les Hauts c'est toute les terres en haut donc beaucoup parce qu'ici dès que nous quittons la côte: ça grimpe!). Tigouya est le héros du spectacle pour les petits que nous montons en collaboration nouzot'zorey et nouzot'kréol.
Tigouya est lo margouya té i vé alé voir la mér. Alors il voyage, il parcourt son île cherche à grandir, ouvre les yeux sur un monde vaste et varié, rencontre la faune de l'île s'y confronte, cherche à s'intégrer, un vivre ensemble.  C'est pas évident, évident, quand on est rien qu'un kaniki margouya, de faire comprendre à l'endormi (le caméléon), au crabe, aux guêpes et zot' ti bèbèt que le soleil chauffe bien assez, que la plage est bien assez grande pour tous. Même Grandiab, gardien du volcan s'en mêle pour remettre Tigouya à sa place, pas drôle la vie.

Sa place, lé où? Not dalon (ami, pote..) tel le héros romantique, (chez Joseph de Eishendorff par exemple) s'accomplit dans le voyage, dans la découverte d'une nature luxuriante. Tigouya comme le héros romantique s'accomplira dans l'amour, seule issue de ses péripéties.Waouhh...

Alors on bosse là dessus, pour l'instant c'est le temps des maquettes, des idées folles, du vagabondage.



Nous poursuivons avec Yseult nos recherches autour d'un théâtre de papier, de carton et de pop-up. Sur le plateau nous y verrons Sylvie et Stéphane. Les deux S que nous vous présenterons prochainement.


Bon on fait pas que bosser bien sûr, on n'est pas encore enchaîné, y'a les week end, on profite un peu aussi, faut être franc! Ce serait pas respectueux envers ceux qui bravent la neige, la glace, la morose lumière d'un hiver précoce. Ce serait pas très tendre de ne pas vous envoyer de temps en temps l'été d'ici.
ed

Ps: je vous mets pour cette fois les mots créoles en italique et après c'est fini, mixité, mixons nous.

mardi 30 novembre 2010

Fly me to the seas....




Ah mais au fait on ne vous l'a pas dit ! On ne vous a rien raconté ! La Soupe Compagnie est repartie à la Réunion, au pays des mers chaudes, des rhums vanilles et des poissons colorés. Ben tiens !

Enfin... seuls Eric Domenicone et Yseult Welschinger se sont envolés outre-mers, mais au fond tout le monde est content, car La Soupe s'exporte, s'envole, se dé-métropolise, prend le large et rayonne. C'est d'une mise en scène dont il s'agit en collaboration avec le Théâtre des Alberts*, la compagnie locale.

Ed et W sont donc partis deux mois et pendant ce temps La Soupe Lorraine continue les créations en cours - sous la neige et par -8° (non, nous ne sommes pas jaloux !), avec les "Corps Morcelés" de Delphine Bardot et le projet nouveau que personne ne connait, "Nom de code : Marguerite".

All over the world !
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Derriere la porte....



L'envers du décor du reportage France 3....
aa

samedi 27 novembre 2010

Gogogo !

De 20h à 6h du mat'. Vouais !



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Installations...






















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Orphee au montage...

Direct live. Theatre Arp. En route pour la "nuit de la marionnette". Rdv à 3 heure du mat' on est pas des lopettes. Entre 2 cocktails...






















jeudi 25 novembre 2010

You shock me all night long ! yeahyeahyeah ! ow yeah.


La SOUPE Compagnie* sera samedi à MAR.T.O.* pour une "nuit de la marionnette" de 20h à point d'heure avec Vanité, Sous le Jupon, Orphée et Au plaisir d'offrir. 




(You shock me) all night long* donc et tard, puisque Orphée jouera à 0h30 et 3h du mat'  pour "mettre le Jack"* (mmm yeah) et le Joe (oww jow) avec des spectacles version night vision (et à 5h du mat' alors là, c'est frissons garanties, forcément, forcément). 
La nuit rien n'est pareil, la nuit les sens ne sont point les mêmes (oww no). La nuit à faire, la nuit à désaper, la nuit autrement et à grands coups de spectacles de marionnettes joliment troussés. Et la vision d'un vison de nuit. Hot, non ? Dingue marteau oui !

Pour des groupes de noise, (souvenir*, souvenir*) jouer enlacés aux heures du matin n'était ni une exception, ni une gloire ; au théâtre, on entre dans l'extra et le jeu débridé (la luisante du "Soulier de satin" de Vitez* à Avignon en 87 en était une sacrée expérience). 




Voilà la fatigue et le laisser aller qui entrent en scène pour le meilleur et pour l'ailleurs. Une désinhibition et une intimité de fin de soirée, ce moment de la boum où enfin tout le monde emballe. BOUM à Clamart alors ! Au festival MAR.TO. samedi 27 novembre, c'est la nuit des pantins, des zouaves et de tous les olibrius prêts à prendre la nuit au corps et à faire danser les poupées. 

Night fever !

En vérité, les nuits de festivals ressemblent à un vrai bouge à poker. Spectateurs et acteurs embarqués dans le bateau des ivrognes de faveurs, libres pensées et simples d'esprits désinvoltes dans l'air. C'est une fête des morts-vivants, pendant que tout le monde dort, une fiesta des prunelles, le salace du spectacle vivant, le sismique qui baille. D'une certaine manière, la vie à part, sans effort, remplie de breloques désaxées.

La nuit des festivals joue (à fond) le jeu des impudences. On se dit on se voit on se tient comme on se veut comme on se sent comme un vœu. C'est la différence des ces heures inhabituelles. Jouer à trois du matin ce n'est vraiment pas pareil !



Et Orphée le pantin ? Orphée, ce musicien ce poète qui vainquit les Sirènes par ses chants (alors çà ! vite la recette !), est une impression d'image et de son. Une noyade dans le sentiment d'une part des enfers, à la recherche d'Eurydice au milieu de champs de larsens, d'une marionnette minuscule à l'images démultipliée et d'un équipage à la manœuvre pour sauver ce qui peut encore l'être. 
Une Odyssée dans un format focalisé comme une lucarne ou un sténopé sur ce drame et ce monde, ce réduit en train de s'effilocher. Eurydice perdue et pourtant retrouvée, puis engloutie, du moins son corps (ultra bien roulé vu les tableaux de l'époque, sacré Orphée) car on peut imaginer que l'Amour ne se perd jamais, enfin... un Amour d'un coup chargé de bien de tristesses et de regrets. 

La suite est plus compliqué pour Orphée et sa lyre 9 cordes (véridique, une petite Stratocaster* de l'époque), puisqu'il passa un sale quart d'heure aux mains des Ménades* (souvent ivres il faut dire mais ce n'est certes pas une excuse).
Bref, il fut démembré et sa tête bien que jeté dans un fleuve continuait à chanter "Eurydice, Eurydice" (l'amour rend bien fou). 
Pourtant, il parait que là où les Muses l'eurent enterré après avoir récupéré tous ses membres, il parait, c'est ce que l'on dit, que dans ce petit coin de terre oublié, le chant des rossignols, sous le ciel des nuits d'été,  est plus beau que jamais. 

Alors c'est vrai, les Muses sauveraient le poète qui sommeil en chacun et cela au travers du ciel de neuilles tendres et éclairés. Et savons nous pourquoi ? Parce-que la lyre d'Orphée y figure à jamais comme une belle constellation à l'élégance discrète et raffiné.
 
aa


dimanche 21 novembre 2010

Toute une semaine entre panti-pantins...

Les jours et les représentations se suivent et ne se ressemblent pas....
Ou un peu..

























































Métro boulot pantin Mario dodo...
Et un peu de rhum pour surmonter tout ça...
db