dimanche 13 décembre 2009

starting blocks.


les dés sont jetés pour APT. première le 16 décembre et rendez vous avec le publique, pour voir et pour entendre. là existera le ce pour quoi de tout cela, et là se fera la partie du spectacle qui se construit grâce au spectateur. une partie d'échange qui entre dans la composition de cette pièce de la SOUPE CIE mise en scène par delphine bardot.
on en parle peu mais une construction artistique évolue considérablement avec le regard et les retours émotionnels du publique. et c'est pourquoi la "première" est l'occasion de sentir de quel type ils seront. une émotion pure ou un sentiment d'incompréhension, un questionnement sur le sens, un gout du rythme, un enthousiasme de la trouvaille ou un plaisir de complicité, un souvenir éveillé...
c'est important.
c'est aussi un feedback direct, sans explications, sans retenues. avec ses grilles de lectures, ses attentes, ses frustrations ou ses emballements. le rapport au publique reste un mystérieux équilibre entre prudence et écoute. transmettre une inconnue et rester sensible au lien tout en se préservant des résistances et autres attentes imprimés.
quoiqu'il en soit, "ce que je fais assis là par terre" sera sous le grill ce 16 décembre mais ceux qui connaitront les affres de l'adrénaline ne seront pas que sur le plateau....
à mercredi !
aa









photos de Fred Lecocq (républicain lorrain)

samedi 12 décembre 2009

Voilà ce qu'on fait là assis par terre, debout ou couché à Briey


Marinet' Droudrou (alias Marine Drouard) a encore frappé/flashé!







db

vendredi 11 décembre 2009

bingo

11 déc 2009 15:00

quel filage !
jour J - 5 et les choses, les trucs, les détails, les mystères se mettent en place. étrange comme tout d'un coup le puzzle s'assemble à l'idée de départ.
mais bon.... sur le plateau, un eric domenicone resplendissant, un alexandre picard explosif, un pierre boespflug rayonnant et une delphine bardot époustouflante de conviction.
c'est ce que l'on se dit en prenant un peu de distance malgré le nez collé à la vitre.

reste 5 jours pour arrondir les angles, peindre les bricoles, coller les tissus, mettre du liant et de la tenue, faire monter la sauce et chercher cette altitude qui fait du spectacle un moment d'art. non pas simplement le résultat d'un somme de compétences ou d'individus, mais une histoire, un désir, une ambition et pour tout dire une échappé du réel.
reste 5 jours pour marine, pour yseult, pour chris ou christian, pour daniel, pour tout ce faisceau d'idées et pour finir APT et se payer une belle première le 16 décembre.
on s'en rappellera...
aa






















pot au noir...

pot au noir... car tout va mal ?! pas du tout. pot au noir car c'est enfin la dernière traversée. quelques turbulences passagères et normales à Briey juste avant la première le 16 décembre. où l'on découvre que ce qui était remis à demain se passe aujourd'hui. alors, on règle les détails....
et bien sur, visite de la PRESSE.
all is all right ! la SOUPE tient le cap.
aa




























Ce que je fais là assis par terre

Adapté du roman de Joël Egloff


Spectacle pour comédiens, musicien et marionnettes à partir de 11 ans



Un homme assis par terre. Autour, le chaos, immeubles détruits, ville éventrée. Cet homme raconte comment il est arrivé au bord de ce trou. Comment avec son copain Jeff, ils ont assisté à l’apparition des premières fissures. Comment ils ont rééduqué un pigeon aussi.

Ce que je fais là assis par terre pourrait être une fable écologique, une histoire d’anticipation. Fantaisie cruelle et drôle, elle évoque un monde qui s’écroule « sous le poids de ses conneries », qui périclite docilement. Une sorte de « street movie » révélant une société absurde et impuissante, en proie à ses fissures.

« On y pense jamais à la fermeté du sol, on se dit que cela va de soi, que c’est la moindre des choses. Jusqu’au jour où on tombe de haut, ou même plus bas. »

Figures résurgentes du gouffre, les marionnettes en tissu évoquent des êtres raccommodés, incomplets. Des personnages digérés par leur petit costume et assimilés à leurs pansements. Une cicatrice qui, plaie après plaie gagne tout le corps, insensibilise et déshumanise.

Tous vivent sur des espaces morcelés et insulaires, sans pont possible, prisonniers de leur individualisme, de leurs fêlures. Seule persistance d’une humanité probable, Lui et Jeff, qui tentent de survivre à cette fin du monde en « fêtant tout ce qui pourrait être pire » ! Duo drôle et touchant, un rien looser, arrimé au bon sens et à l’humour imputrescible.

Un musicien aussi. Muré dans le vide et accroché à ses carcasses de piano, il gratte, frotte et ranime les sons enfouis, rejoue la petite musique du passé. Et ses effondrements.

Vacarme sans écho et humour grinçant nous rappelle que la faille résonne en nous. Nous lui avons ouvert la porte, elle s’est propagée.


db